Vies et morts de Sophie Blind

Auteur : Susan Taubes
Editeur : Rivages

Née en Hongrie, petite-fille de rabbin, fille de psychanalyste, épouse d'universitaire, Sophie Blind veut divorcer. Divorcer d'un mari despotique, divorcer du lourd passé familial marqué par la religion, la guerre et la Shoah, divorcer des injonctions sociales - renoncer à toutes ces vies pour en vivre une seule, mais qui serait enfin libre. Sur le chemin de l'émancipation, elle avance à l'aveugle, comme dans un songe où s'effacent les frontières entre rêve et réalité. Kaléidoscope historique, social et existentiel, "Vies et morts de Sophie Blind" est un extraordinaire traité d'affranchissement, un grand roman féministe, qui place Susan Taubes aux côtés de Renata Adler, Sylvia Plath et Clarice Lispector. Et Sophie Blind, parmi les figures littéraires inoubliables.

Traduction : Jakuta Alikavazovic
9,80 €
Parution : Janvier 2026
Format: Poche
344 pages
ISBN : 978-2-7436-6922-5
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La presse en parle

Dans sa préface, Jakuta Alikavazovic le résume sans détour : « Ce livre est de la dynamite », dirigée contre le mariage, le patriarcat, la religion et l’idée d’une identité stable. Tout commence par un accident de voiture à Paris : Sophie perd la tête dans le choc mais sans perdre conscience et entame une traversée entre vie, mémoire et hallucination. À travers cette situation vertigineuse, Taubes déconstruit une existence — notamment celle d’Ezra Blind, double satirique du philosophe Jacob Taubes —, et les rôles d’épouse et de mère, tout en ridiculisant les autorités masculines. Le récit remonte enfin vers l’enfance de Sophie à Budapest et ses héritages familiaux. Roman de la fracture intérieure, il explore la possibilité de se libérer en racontant ce qui nous entrave — avec une résonance tragique, puisque Taubes se suicida en 1969, rejoignant des écrivaines comme Sylvia Plath ou Virginia Woolf.
Télérama


« Je suis morte un mardi après-midi » : Sophie Blind, la narratrice de ce roman ironique et désespérant, où les frontières entre la réalité et le rêve demeurent floues, parle d’un au-delà prémonitoire (l’autrice se suicidera deux semaines après sa parution en 1969) et revient sur sa vie et sa quête éperdue de liberté. Comment s’émanciper de soi, sinon par la fiction, quand on est petite-fille de rabbin, fille d’un psychanalyste freudien et mariée à un sale type ? Susan Taubes projette sur Sophie Blind, outre de nombreux éléments de sa biographie, une « pluralité d’existences parallèles ». Pour fuir ce « sentiment terrible d’avoir été flouée ».
Le Nouvel Obs

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