La maîtresse de Carlos Gardel

La maîtresse de Carlos Gardel

Auteur : Mayra Santos-Febres
Editeur : Zulma

[Porto Rico, années trente] La célèbre guérisseuse Mano Santa est appelée au chevet de Carlos Gardel, l'icône du tango, à la veille de sa grande tournée dans les Caraïbes... Elle emmène avec elle sa petite-fille Micaela à qui elle confie Gardel. [Vingt-sept jours dans la vie d'une femme] Micaela revient sur ces quelques jours qui ont déterminé son existence : Gardel restera l'amant de sa vie, son trésor caché. [Le pouvoir des plantes]  Cristallisée par le coeur de vent, remède secret et puissant, la passion de Micaela pour la médecine et la botanique se déploie, entre magie, histoire, esthétique, rigueur scientifique et pratiques ancestrales. [Tout sur Gardel] Sous l'emprise du coeur de vent, Gardel raconte : son enfance à Toulouse, ses débuts de mauvais garçon, le tango, une carrière de chanteur adulé, de Buenos Aires à Paris. Avec La Maîtresse de Carlos Gardel, Mayra Santos-Febres nous offre un roman superbe, aventureux, incroyablement foisonnant, ensorcelant, où l'on passe des bas-fonds aux hôtels de luxe, où les plantes font vivre ou mourir, où le tango prend corps et voix, où le désir est partout.

Traduit de l’espagnol (Porto Rico) par François-Michel Durazzo
22,50 €
Parution : Janvier 2019
305 pages
ISBN : 978-2-8430-4844-9
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La presse en parle

Tango à Porto Rico

La route de Micaela, élève infirmière à Porto Rico, croise un jour celle de Carlos Gardel (1890-1935). Elle est noire, pauvre et petite-fille d’une guérisseuse réputée. Il est blanc, argentin et chanteur : l’une des légendes vivantes du tango. ­Syphilitique, il a appelé sa grand-mère à la rescousse pour préserver sa voix. Micaela et Gardel vont vivre une histoire d’amour pendant vingt-sept jours. Une parenthèse au cours de laquelle l’artiste se livre sur ses débuts difficiles et initie Micaela à la sensualité. Au seuil de la mort, celle-ci, devenue gynécologue, se souvient. Dans ce prenant roman de formation, l’écrivaine portoricaine Mayra Santos-Febres, dont La Maîtresse de Carlos Gardel est le deuxième livre traduit (sur une quinzaine), évoque l’ascension sociale de deux êtres mus par un même désir : échapper à leur milieu d’origine. Son récit se lit aussi comme le portrait du Porto Rico des années 1930, quand l’accès à la contraception permit aux femmes de s’émanciper. Un habile conte moderne.
Ariane Singer, Le Monde des Livres