Le Festin sauvage

De la Minsk soviétique au Brooklyn d'aujourd'hui, le récit et les recettes de cuisine d'une famille juive athée
Auteur : Boris Fishman
Editeur : Noir Blanc

Le Festin sauvage raconte, de manière truculente et désinvolte, la famille juive russe (et athée) de l'auteur - deux de ses grands-parents, ses parents et lui-même -, sa fuite hors d'URSS, l'émigration à Vienne, puis à Rome, avant d'atteindre les États-Unis en 1988, lorsque l'auteur avait 9 ans. Tout au long du récit, le thème central est la nourriture comme manifestation visible de l'amour. Corollaire naturel : la faim, à la fois la faim réelle vécue par les membres les plus âgés de la famille pendant la guerre, et la faim métaphorique de Fishman adulte, son appétit pour l'indépendance, le succès en tant qu'écrivain et les conquêtes amoureuses.
L'auteur devient un homme, il révise peu à peu ses jugements sur le succès ou l'amour romantique, il s'américanise aussi, et s'éloigne malgré lui des générations précédentes. Jusqu'à ce qu'une aide à domicile ukrainienne soit engagée auprès du grand-père, devenu veuf. Par la magie de sa cuisine, elle va provoquer les retrouvailles des trois générations et faire affluer les souvenirs lors de festins sauvages. On évoque la grand-mère Daria, qui « avait un fourneau de la taille d'un lit.
Il en sortait des pommes de terre croustillantes, coupées en quatre, saupoudrées d'aneth avant d'être badigeonnées de crème aigre... »

Traduction : Stéphane Roques
23,00 €
Parution : Mars 2022
384 pages
ISBN : 978-2-8825-0734-1
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La presse en parle

Le roman met en scène trois générations d’une famille originaire de Minsk et vivant à Brooklyn, au sein de laquelle l’inévitable assimilation engendre des malentendus, tantôt comiques, tantôt graves, d’ordre gastronomique surtout. Et voilà le lecteur embarqué dans la préparation d’un bortsch ou d’une solianka. Boris Fishman enseigne l’« écriture créative » aux Etats-Unis et sa prose s’en ressent – les ficelles sont parfois visibles. Pourtant, les multiples recettes – non littéraires celle-là – intégrées à la narration ont l’air fort appétissantes – comme ce « poulet rôti farci de crêpes et d’oignons caramélisés » – et rendent le tout savoureux.
Le Monde

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